A propos

Article paru dans l’Est Républicain en page Haute-Saône vesa4264le 8 avril 2006

Chasse à la cache
Un nouveau « sport » est né dans le département : le géocaching. Ou comment trouver une aiguille dans une botte de foin, GPS à la main. A 62 ans, il joue encore à cache-cache. Mieux, Francis Roch en est fier. Cet informaticien à la retraite est en effet le premier, et le seul, « géocacheur » de Haute-Saône.

« J’ai découvert ça, il y a deux ans, quand j’ai acheté mon premier GPS. » Radioamateur, Francis se targue de se tenir toujours au courant des évolutions des nouvelles technologies. En surfant sur le net, c’est naturellement qu’il fait connaissance avec le géocaching : « C’est à mi-chemin entre la chasse au trésor et le jeu de piste. » En un mot, le géocacheur référencé sur le site officiel de la discipline met en ligne une… cache. ^à savoir, un endroit connu de lui seul où il dissimulera un objet.

Ceux qu’on appelle logiquement les géochercheurs se feront alors un devoir de dénicher ladite planque. Pour y parvenir, ils disposent de coordonnées géographiques précises, et parfois d’indices trouvés sur le site internet.

Pour sa première cache, dont l’existence a été diffusée il y a un petit mois, Francis a choisi un site « riche de patrimoine, mais pas très fréquenté » (désolé, on n’en dira pas plus). Car le géocaching se pose prétexte idéal pour « faire découvrir un endroit, un monument historique ou une valeur architecturale qu’on veut partager ».

Francis y voit aussi un moyen de « donner un but à une promenade en famille. » « De plus en plus de monde possède un GPS maintenant. Avant une balade, il suffit d’enregistrer les coordonnées (longitude/latitude) de la cache pour que la virée se transforme en vrai jeu de piste, les gosses adorent. »



« L’objet a changé »

Et ça marche ! La dernière visite que cet habitant de Villers-Vaudet a rendue à « sa » cache l’atteste. En ouvrant la boîte bien camouflée, il a l’heureuse surprise de découvrir que l’endroit avait été visité. « L’objet a changé, j’y avais mis un convertisseur d’euros, on l’a remplacé par un télémètre. »

C’est dit, on ne devient pas riche en cherchant des caches. Qu’importe : « C’est le côté convivial qui prévaut, la personne qui trouve l’objet peut le prendre, à condition de le remplacer par quelque chose de valeur équivalente ou supérieure. » Conduite édictée par le « code du géocaching », recommandant également de signifier son passage en laissant un « petit mot » sur le « logbook » (carnet) contenu dans la cache. « C’est une famille de Pusey qui a trouvé, ils ont laissé leur E-mail, je vais leur écrire. »

Le géocaching tisse des liens sur la toile, donc. Et depuis deux ans, la pratique se développe de plus en plus dans l’Hexagone. « On va atteindre les mille caches sur le territoire et presque autant de géocacheurs. »

Dans le Doubs, on compte une vingtaine de planques. Francis prévoit d’en disposer trois de plus dans le 70. Et espère que d’autres viendront jouer à cache-cache, un jeu qui n’a pas d’âge…

photo: Jean-Louis CORNET